Club d'Aéromodélisme de Bais



L’atterrissage
 

Le but ramener l’avion sur la planète d’une manière élégante et réaliste en évitant autant que possible d’apponter (taper durement) ainsi que d’effacer la moitié de la piste avant de toucher.

C’est bel et bien une figure, elle est à la fois « basique » car tout le monde la pratique et à la fois « pointue » et elle restitue beaucoup de plaisir si on l’approfondis !

Tout d’abord il existe deux types fondamentaux de trains d’atterrissages sur les avions : 
- Les trains « classiques », c’est a dire deux roues en avant du centre de gravité et une roulette de queue sous la dérive (généralement conjuguée avec la dérive). 
- Les trains tricycles avec deux roues en arrière du centre de gravité et une roulette de nez (également pilotée par le servo de dérive).

Toute la première partie est commune aux deux types de trains, la fin de l’atterro est légèrement différente.

Le circuit d’atterrissage.

Un circuit typique doit être rectangulaire, passage au dessus et DANS l’axe de la piste, suivi d’un virage à 90° (virage d’éloignement) qui précède une ligne DROITE moins longue, puis de nouveau 90° pour se retrouver en « VENT ARRIERE » (parallèle à la piste et en sens inverse de l’attéro, vent dans le dos d’ou son nom) Heuuuuu.....d’ailleurs ON SE POSE TOUJOURS CONTRE LE VENT !!!!, ça paraît débile de dire ça mais j’en ai vu qui .... Hum... enfin bref !
Puis de nouveau 90° pour se retrouver « EN BASE », vers le milieu de l’en base généralement on réduit les gaz et on commence à descendre, puis 90° en descente pour se retrouver en « FINALE » normalement bien aligné avec la piste si ce n’est pas le cas, on effectue les dernières corrections pour bien s’aligner, puis COURTE FINALE ou on réduit TOUT !pour enfin se poser EN ENTREE (ou au seuil) de piste moteur au ralenti.

On m’a dit souvent sur le NET ou même sur le terrain : « mon instructeur me fait voler haut, je ne suis pas prêt de me poser etc. ..... » !
Glups !!??
Ma méthode est :
Dés que le débutant SAIT tenir un avion à altitude constante, SAIT effectuer des virages corrects, de lui faire effectuer ce fameux circuit sans relâche en LE FAISANT REDUIRE LES GAZ ET DESCENDRE DEPUIS LA BASE JUSQU’A LA FINALE PUIS AU DESSUS DE LA PISTE !
Puis remise de gaz et on recommence, si vous ne faites pas réduire vos élèves et si vous ne les laissez pas descendre, vous leur faîtes perdre du temps et vous les découragez, et en plus, chose bien plus grave, ils ne se rendent pas compte des effets moteur, ils ignorent carrément souvent qu’en avion le simple fait de modifier les gaz MODIFIE son attitude et le fait descendre ou monter !! IL N’Y A AUCUN DANGER A COUPER LES GAZ EN L’AIR
Si toutefois on se trouve à une altitude suffisante bien sur !
L’avion ne va pas piquer !!!! il va simplement baisser le nez pour se remettre « en équilibre » et va descendre plus ou moins tranquillement suivant le type d’avion (ceci dit on école rarement avec un PITTS !).

LE PREMIER VRAI ATTERRO VRAI DE VRAI.

Le vent est dans l’axe, on ne fait pas de différence entre les trains pour l’instant.

Bon..., vous savez aligner votre tagazou, vous savez remettre les gaz en cas de cafouillage, il n’y a plus de raison de ne pas poser, choisissez un jour ou vous êtes en forme, l’avion arrive tranquille au ralenti ou avec un filet de gaz si vous avez encore un peu la trouille, Il est maintenant à 5 ou 6 m de l’entrée de la piste,à 1m ou deux d’altitude, bien à plat, réduisez Tout, ne touchez à rien, juste les ailerons pour contrer les petites inclinaisons, il va descendre un peu plus vite, tirez tout doucement pour diminuer le taux de chute, pas trop fort !! il ne doit JAMAIS remonter !! Attendez qu’il soit à 30 cm du sol, tirez progressivement un peu plus, il est en effet de sol et ne tombera pas, le fait de tirer va casser la vitesse et il va se poser de lui même, vous devez être carrément secteur arrière à la profondeur au moment de l’impact.

Evitez ABSOLUMENT le grand coup de gaz à 1m du sol avec la profondeur secteur ARRIERE, si votre avion est un peu sensible au décrochage Dynamique ou est construit un peu de traviole, le fait de souffler la profondeur celle-ci étant en position cabrée, peut faire dépasser l’incidence de décrochage et le tout peut finir par terre une aile en premier !
Si vous devez remettre la sauce prés du sol, réduisez immédiatement l’ordre à cabrer ( en même temps que la remise de gaz), c’est une manœuvre intéressante et très jolie mais pas à a portée du débutant !
C’est très beau de voir un modèle « aux grands angles » train sorti, puis le train rentre, les tours augmentent et l’incidence diminue et c’est reparti pour un tour sans toucher, c’est très réaliste quand c’est bien réalisé, mais pas si simple !

Vent de travers

Le vent est de travers, Va falloir poser quand même !
Il va falloir entrer en vol dérapé, ceci se travaille en l’air au début, puis devient automatique rassurez vous !
Pour travailler le dérapage (appelé communément « glissade »), faites des passages bas, réduit, devant vous puis mettez un poil d’ailerons (en inclinant vers vous au début, plus tard, il faudra le travailler à l’envers, et vous verrez le ventre de l’avion), l’avion va s’incliner, arrêtez l’inclinaison avec la DERIVE ! (appliquée dans l’autre sens que les ailerons ) sans enlever l’ordre aux ailerons, si ça continue de pencher, mettez plus de dérive, jusqu’à ce que l’avion soit stable légèrement incliné du côté des ailerons mais stable, vous noterez que la queue est légèrement BASSE, et que l’avion descend, tirez un peu pour lui lever légèrement le nez, remettez une louche de gaz et essayez de conserver un vol horizontal en équilibrant les trois commandes, quand vous y êtes, VOUS ETES EN VOL DERAPE !
Travaillez cet équilibre instable entre ailerons dérive et profondeur jusqu’à des ordres de grande amplitude, la glissade est une figure magnifique !
NB : On doit jouer aussi avec la profondeur pour contrer la perte de portance due à cette position « bizarre » de l’avion, qui génère beaucoup de traînée, et permet (entre autre) de descendre sans accélérer, très utile pour les vélivoles !.

Voilà vous êtes prêts à vous poser vent de travers, installez fermement l’avion en glissade incliné VERS LE VENT (Aile basse du côté du vent), puis gérez l’atterro de la même manière que sans vent pour le reste, peut être un peu plus de moteur cette fois pour contrer la traînée énorme que génère une glissade.

A travailler de chaque coté bien sur ! (Si le vent le permet)

LE TRAIN CLASSIQUE

Avec un train classique, on peut poser de deux manière :

Attero de piste :
On laisse descendre mais au ras du sol, on rend un milipoil de manche de manière à faire toucher les deux roues AVANT en premier, à ce moment là on n’a plus qu’a piloter la trajectoire à la Dérive jusqu’à ce qu’elle se pose d’elle même. Si on a du vent légèrement de travers,
On garde un bon peu d’ailerons VERS le vent.
Figure pas si simple à réaliser sans rebond de l’oiseau (Le centre de gravité se trouvant derrière les roues on crée un mouvement de rotation à cabrer si on tape un peu dur et l’avion redécolle, à ce moment là, deux solutions : 
- Il vous reste assez de vitesse pour repartir sans danger, vous remettez la sauce en diminuant l’ordre à cabrer puis refaites un tour de piste. 
- Vous êtes trop lent et aux grands angles (beaucoup d’incidence), conservez le manche secteur arrière et laissez l’avion redescendre de lui même, il va se poser, évitez de trop tirer, vous allez décrocher, évitez de « rendre la main », vous allez taper durement.

Attero « 3 points » :

On laisse descendre mais cette fois, au ras du sol on refuse que l’avion se pose, on tire, on tire (SANS REMONTER), et on tire, jusqu’à ce que l’avion se pose toutes les roues en même temps.
Cet atterrissage est très joli mais gaffe au vent de travers !

Attero « Sur deux roues »

En cas de vent franchement de travers on arrive donc en « glissade » incliné, et on pose sur la roue « contre le vent » et sur la roulette de queue, c’est très beau !

Le taxiage (conduite de l’avion au sol) avec un train classique est plus dur mais plus intéressant qu’avec un tricycle.
Une règle : Toujours croiser les ailerons et la dérive, par exemple pour tourner à gauche, appliquer dérive à gauche et ailerons à fond à droite (SANS VENT), si il y a du vent préférez les ailerons CONTRE LE VENT.
ATTENTION à la profondeur : vent de face=manche au ventre (plein cabré), vent dans le dos=manche au tableau (plein piqueur) Gaffe à ce moment là à mettre les gaz gentiment pour de pas piquer du nez !!!
Entraînez vous à taxier un train classique, c’est intéressant et utile !

LE TRAIN TRICYCLE

On entend souvent dire « c’est plus facile »...
Mouai..... c’est plus facile de se poser sans style mais tout aussi intéressant et gratifiant de le faire d’une manière réaliste, voire même plus délicat !
Cette fois, l’impact doit se faire sur le train PRINCIPAL c’est à dire sur les deux roues arrière, mais ces roues étant derrière le centre de gravité, la roulette de nez touche souvent aussitôt, pour vos premier attéros c’est normal et pas grave du tout par contre pour la suite, il faut PILOTER la profondeur dés l’impact et tirer suffisamment pour empêcher la roulette de nez de toucher de suite pas trop pour ne pas remonter, cette manœuvre est assez difficile à réaliser mais je vous promet que si vous la maîtrisez, pas mal de « moustachus » vous regarderont d’un autre œil !
L’approche vent de travers se fait de la même manière, bien penché du coté du vent et bien contré à la dérive, plus un poil de profondeur à cabrer.
Le taxiage est par contre effectivement beaucoup plus simple !
Ceci ne doit pas pour autant vous dispenser des positions adéquates des gouvernes par rapport au vent !!

 
 



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