Club d'Aéromodélisme de Bais



Le tonneau standard

Le tonneau , est une rotation autours de l’axe de roulis départ ventre, faisant 360° d’angle de rotation pour se retrouver a nouveau sur le ventre, à la même altitude.
Pour effectuer votre premier tonneau, effectuez un long virage d’alignement, avec une bonne vitesse (3/4 de gaz), pour vous retrouver dans l’axe de la piste, pour vos premiers tonneaux, commencez par tirer la profondeur jusqu’à obtenir un léger angle de montée (on va dire 10°), juste après, appliquez PLEIN AILERONS, l’avion va tourner autour de l’axe de roulis, passer dos, continuer à tourner et se retrouver ventre à nouveau, pendant tout ce temps sa trajectoire décrit une parabole, et il se retrouve en léger piqué de retour à l’horizontale , tirez doucement pour stopper ce léger piqué et voilou !. Ouffff......... Il a tourné !
Bon..... c’était un peu « barriqué », ça partait en montée pour terminer en descente, ça n’a pas fini bien sur le même axe mais..... ça a tourné et c’est ça votre premier but !
Effectuez plusieurs réservoirs de tonneaux identiques, essayez plus d’ailerons pour augmenter la cadence de roulis, moins pour la ralentir,
Essayez de terminer précisément la figure, bien à plat.
Essayez contre le vent, dans le vent, vent de travers.
Comme d’habitude soyez SYSTEMATIQUES dans votre étude et votre travail de la figure.

Les corrections.

L’avion passe par quatre positions fondamentales dans un tonneau, il commence « Ventre », il passe « tranche » puis passe « Dos » puis passe « Tranche » dans l’autre sens et se retrouve enfin ventre !
Vous allez commencer par corriger la position DOS du tonneau.

Refaites votre figure mais cette fois ci tirez MOINS à l’entrée, 5° va suffire, laissez tourner, au moment du passage dos, vous serez à plat ou en léger piqué, appliquez un « TOP » à la profondeur (ordre court qui dure le temps de dire « top ! » J, EN POUSSANT pour obtenir une position légèrement nez haut (sur le dos, 5° également), laissez tourner jusqu’à avoir retrouvé une position ventre stable, bloquez la rotation en ramenant tout au neutre (en tirant légèrement pour un vol à pat si votre avion est correctement trimmé hé hé !!!! voir Trim d’un avion de voltige).
Répétez cette opération de nombreuses fois pour bien synchroniser votre « TOP » qui doit être effectué un poil avant la position DOS et se terminer un poil APRES.
Voilà, cette première correction est à approfondir violemment, elle sera très utile par la suite pour les tonneaux à facettes, mais on n’en est pas là !
Les deux autres corrections à appliquer se situent lors des vols tranche, je vais vous donner un truc INFAILLIBLE que je n’ai jamais entendu dans la bouche d’aucun instructeur et que j’ai développé tout seul comme un grand à force de galérer à chercher un bon moyen de mémoriser !
Mettez vous mentalement DERRIERE l’avion, et SUIVEZ SON TRAIN D’ATTERRISSAGE avec votre manche de gauche !!!!!!!!!
C’est aussi bête que ça !
On y retourne :
On va dire « Tonneau vers la droite », l’avion est à plat, on cabre, le train est vers le bas, le manche aussi (on cabre), on applique les ailerons, l’avion « Roule » vers la droite, le train part vers la gauche, LE MANCHE AUSSI !!! et on le suit ! rendu position tranche à droite le train est à 9 HEURES à gauche, le manche AUSSI, on contre par cet ordre à gauche à la dérive la tendance de l’avion à piquer en position tranche en le mettant en vol dérapé et en lui relevant le nez , on continue... l’avion passe dos, le train est à 12H, LE MANCHE AUSSI, on pousse pour relever le nez en vol dos et contrer la tendance à piquer sur le dos, on continue .... l’avion passe en tranche à gauche, le train est à 3H, le manche suit, même principe que pour l’autre tranche ! en enfin de retour ventre les roues sont à 6H, le manche aussi, léger ordre à cabrer pour retrouver l’horizontale.
Bon , tous ces ordres sont à tempérer et il faut être doux, on ne doit pratiquement rien voir, il va vous falloir de nombreux essais pour bien cadencer tout ça, mieux vaut démarrer par des ordre infimes produisant peu d’effet que trop d’ordres qui vous donneront un gros caca pas beau !
La manœuvre se résume donc à effectuer un « cercle » avec le manche de gauche qui suit la position du train d’atterrissage d’un bout à l’autre du tonneau, pas mal comme procédé mnémotechnique non ?
Bossez, le tonneau vous le rendra ! J
Quand vous serez synchrone, vous démarrerez vos tonneaux en très légère montée, et les terminerez en très léger piqué, imperceptible, invisible du sol.
Il sera temps alors de contrer le dérapage initial du à l‘application des ailerons !!! arf .... Encore un truc à contrer ! ben oui !
A cause de l’ordre donné aux ailerons (ici vers la droite), on crée un « lacet induit » vers la gauche, et on place l’avion en dérapage, si ce n’est pas contré va créer un tonneau « barriqué », la queue ne sera pas pilou dans l’axe, pour contrer cela on va donner un « TOP » à la dérive en même temps que les ailerons et dans le MEME SENS, puis on ramène rapidement la dérive à contre pour suivre le train d’atterrissage comme vu plus haut AVANT que l’avion soit tranche, il est nécessaire de bien posséder les corrections précédentes avant de s’attaquer à celle ci.
Voilà, c’est à peu prés tout pour le tonneau « classique dans l’axe », encore une figure qui passe sans aucune correction mais qui est très « pointue » à réaliser avec les bonnes corrections, encore une fois entraînez vous vent dans le dos (le tonneau paraîtra plus fluide, mais prendra plus de volume de ciel), contre le vent, ça va tourner plus vite
Mais les corrections seront beaucoup plus visibles, les erreurs aussi !!

Le demi tonneau est (comme son nom l’indique) la moitié d’un tonneau, si on part ventre, on finit dos, et inversement, il peut être réalisé (comme le tonneau complet d’ailleurs) de « tranche à tranche », à la verticale, sous un angle de montée de 45°, enfin ... tout est possible.

Le Tonneau à Facettes.

BUT : Tourner un tonneau en arrêtant la rotation de roulis sur une ou plusieurs positions , créant ainsi des « facettes » tout au long de la figure. Pour être beau, il doit être relativement lent, le temps passé en rotation doit être sensiblement égal au temps passé à l’arrêt sur une position.

Le premier, le tonneau à DEUX FACETTES.
On va partir comme d’habitude, en vol ventre, les ailes bien à plat, en léger cabré (5° est correct), tourner un demi tonneau pour se retrouver DOS, parfaitement à plat, Bloquer D’UN SEUL COUP LA ROTATION,corriger la position en relevant légèrement le nez (on envoie un « TOP » à cabrer, léger, dosé, profitez en pour ajuster légèrement votre inclinaison, vos ailes ne seront sûrement pas rigoureusement à plat les premiers temps, faites cette correction pendant tout le temps passé sur le dos, elle doit être « invisible » ou presque du sol, n’oubliez pas qu’on cherche à bluffer les gens qui regardent ! on a donc tout à fait le droit d’esbrouffer et d’ailleurs en voltige tout est histoire de compromis, de corrections invisibles et de « trompe l’œil », même les plus grands ne s’arrêtent pas pil poil à plat à tous les coups seulement ils réagissent vite et d’une manière sournoise J et nous en mettent ainsi plein la vue !).
Un « Tout bon » en grandeur m’a dit un jour : « fais leur croire que tu viens d’inventer ça sur l’instant, décore la maison, attire l’attention ailleurs pendant que tu te replaces », ça veut bien dire ce que ça veut dire !! J

On doit rester sur le dos, « le temps qu’on a mis à tourner le premier demi tonneau », puis on relance la rotation de roulis, en essayant d’avoir le même taux de roulis que pour le premier demi-tonneau (ni plus vite ,ni moins vite) et de nouveau on bloque la rotation une fois de retour PARFAITEMENT à l’horizontale.
Pour être beaux, les arrêts doivent être LE PLUS NET POSSIBLE, et parfaitement horizontaux, la rotation doit être lente et souple, les corrections doivent être le moins visible possible, les départs en rotation doivent eux aussi être LE PLUS NET POSSIBLE.
Comme d’habitude travaillez toutes les positions par rapport au vent, si vous le sentez, appliquez les mêmes corrections que pour le tonneau une fois que vous êtes à l’aise (on contre le lacet induit de départ, puis on suit le train).
Cette figure est elle aussi très belle quand elle est bien réalisée, elle demande un gros travail de « Timing », plus on sera « dans le tempo » plus elle sera jolie.

Le tonneau à 4 Facettes.

Ça se corse, il va falloir stopper « tranche », ce n’est pas une position stable, il va falloir corriger ou bien tricher, je vous conseille de tricher au début, puis plus on diminue la « triche » et plus on augmente la correction !
On y va, passage rapide, les ailes bien à plat, top profondeur, cette fois on va aller chercher 10° cabré, top ailerons, et Top, on arrête tranche, pour l’instant on ne tient que les ailerons pour éviter toute inclinaison, l’avion doit être rigoureusement verticale, on ne corrige pas le nez qui descend (si l’avion est trimé « voltige » hé hé ... il va aller droit, si il est trimé « tour de piste » il va désaxer complètement en enroulant coté « cabreur »), on attend 1 seconde et top ailerons Top on arrête dos, top profondeur pour relever le nez (10° également) top ailerons, top on arrête tranche, même remarques que pour l’autre, Top ailerons, Top bien à plat, on redresse souple (on doit être en léger piqué) jusqu’à l’horizontale.
C’est booooooo hein !
Travaillez ça inlassablement, ça commence à en faire des choses à bosser non ?? J et dire qu’il y en a qui s’ennuient sur un terrain et qui ne savent plus quoi inventer pour s’occuper ! J J
La seconde étape étant, vous l’avez compris de relever le nez en position tranche comment ? bin on suit le train tiens pardi !
Seulement il faut en même temps surveiller la verticalité des ailes car l’avion ne tient pas seul en tranche, de plus l’ordre de lacet va induire une rotation en roulis, donc, il faut maintenir les ailes verticales pendant la correction !
Bon ça ne dure pas très longtemps (1s, 1.5s) mais quand même !
Ça fait donc une grosse charge de travail, surtout qu’aussitôt on enchaîne sur un autre quart de tonneau !, quand on est satisfait de la correction, on va pouvoir diminuer les 10° de cabreur car on regagne un poil sur la tranche grâce à la nouvelle correction.
Le but étant à la fin de faire l’ensemble avec un minimum de cabré à l’entrée, mais ne brûlez pas les étapes, effectuez d’abord la figure sans corrections tranche, juste la correction DOS, c’est très beau quand même ! la trajectoire vue de côté sera deux paraboles très aplaties qui se suivent mais l’ensemble sera cohérent !
Là encore le secret c’est le timing, tout doit être rigoureusement égal niveau tempo, les rotations, les arrêts doivent être tous de la même durée !
Bossez, bossez !
Quand vous êtes satisfaits, ralentissez la rotation, un beau tonneau à Facette doit être lent, pas trop, mais lent, et on doit parfaitement distinguer toutes les phases de la figure.

LE TONNEAU LENT

C’est le même que le tonneau classique mais la rotation est LENTE,
Là rien de mystérieux sauf que les corrections du tonneau vont resurgir et devenir « apparentes », trouvez le bon compromis pour masquer le plus possible les défauts obligatoires plus ou moins prononcés suivant l’appareil que vous utilisez !

LE TONNEAU Déclenché

C’est un tonneau effectué avec un décrochage de l’aile intérieure, obtenu grâce à une incidence importante (on tire la profondeur franchement) ainsi qu’un fort dérapage (On applique la dérive franchement), ATTENTION, pour être réalisable il FAUT une vitesse modérée, si vous le tentez avec trop de badin, vous risquez « au mieux » de rater votre figure car l’avion refusera de décrocher,
Et effectuera une barrique (Ou « Tonneau Barriqué »), « Au pire » vous pouvez casser l’avion, tout dépend avec quoi vous voulez le tourner !
Pour info je tournais régulièrement des déclenchés avec mon maxi baron biplan 2m30 d’envergure monté en monoplan, avec des ailes en structure légère, hyper souples et fragiles et tout se passait bien car je rentrais LENTEMENT dans la figure.
Le déclenché est une figure VIOLENTE, le taux de roulis atteint est à peu prés deux fois celui d’un tonneau classique, la machine est durement secouée et encaisse pas mal de G, vérifiez que tout est bien attaché, soyez sur de votre taxi avant de le tenter !
On y va !
Présentez vous à Mi-gaz, bien à plat, on va dire « Déclenché à GAUCHE », mettez le manche de droite en butée à gauche (plein ailerons), et le manche de gauche dans le coin en bas, à gauche,
(plein cabré et pleine dérive à gauche), l’avion, si vous n’alliez pas trop vite, va tourner autour d’un point mystérieux, situé en Arrière du centre de poussée, variable J, la queue sera désaxée, effectuera une spirale, tout ceci se fera TRES VITE !, essayez de l’arrêter à l’horizontale pilou, si vous y arrivez plus de deux fois de rang, allez jouer au LOTO ! c’est votre jour de chance !
On peut remettre un coup de gaz pour souffler les gouvernes lors de la figure si l’avion refuse de tourner d’une manière satisfaisante.
Travaillez le dans les deux sens, et toujours dans différentes configurations de vent.
On peut déclencher en positif ou en négatif, rien avoir avec la position de départ !
Je m’explique, on peut déclencher positif en départ ventre ou départ dos, et on peu déclencher négatif également en départ ventre et dos,
La différence étant le « Sens » de l’incidence de décrochage, un déclenché « Positif » sera obtenu en tirant la profondeur pour faire décrocher l’avion avec une forte incidence positive, par opposition le déclenché, négatif comme son nom l’indique se tournera avec une position de manche « plein poussé » donc décrochage avec incidence négative de l’aile (ATTENTION LA DERIVE EST INVERSEE AVEC UNE INCIDENCE NEGATIVE . DONC, CROISEZ LES AILERONS ET LA DERIVE LORS D’UN DECLENCHE NEGATIF !!!!)
JE REPETE QUE LA POSITION DE L’AVION N’A RIEN A VOIR AVEC L’APPELLATION DE LA FIGURE . SEUL LE SENS DE L’INCIDENCE COMPTE . ON PEUT PAR EXEMPLE, INDIFFEREMENT DECLENCHER POSITIF OU NEGATIF LORS D’UNE MONTEE A LA VERTICALE.

Bidouille pour tourner un beau LOMECEVAK utilisant le déclenché.
Le LOMECEVAK est une figure déclenchée qui tourne autour de plusieurs axes à la fois, et se termine souvent par une rotation « Autour de l’axe des ailes », l’avion passant « cul par dessus tête » à un moment.
Cette figure est « non reproductible dans son intégralité », et donnera des résultats variables, suivant l’humeur du dieu de l’aérologie et de son pote le dieu de l’aérodynamique.
La bidouille est : Passage rapide dans l’axe, puis on se positionne en montée à 45°, on passe sur la tranche, et aussitôt on déclenche en négatif (les deux manches en butée vers le haut, et croisés : les deux au centre ou les deux à l’extérieur !.)
 

 
 



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